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Les pneus Englebert 1877 à 2001 Petite histoire Les pneus Englebert, c'est plus d'un siècle d'histoire. Tétines et imperméables, tout a commencé avec le commerce des articles caoutchoutés. Les pneus sont venus plus tard, en même temps que l'automobile se répandait. En 1874, Oscar Englebert ouvre une fabrique de caoutchouc et les affaires marchant bien, il installe une usine aux Vennes en 1877, transformée en société par actions en 1892. Il fabrique des pneus de bicyclette et de voitures dès 1897. En 1901, il augmente le terrain sur lequel il est installé, sur l'espace compris entre le quai Mativa et la rue Natalis. Dans les années 20, la société crée rue Grétry des installations spécialisées dans la fabrication des courroies. Rien qu'à Liège, la société emploie alors 3.000 ouvriers. Dans les années 60, Englebert devient Uniroyal et puis se fait reprendre 20 ans plus tard par la multinationale allemande Continental. Mais dans le groupe, la concurrence interne est féroce. Continental investit en Tchéquie, l'usine liégeoise n'est plus assez rentable. Le 12 février 2001, 700 personnes travaillent toujours à l'usine de Herstal, ils y fabriquent des pneus pour poids lourds. Sans grande surprise, ce jour-là, la direction annonce son intention d'arrêter cette production. S'en suit un conflit de trois mois, un conflit dur et puis le plan est appliqué, une centaine de personnes restent provisoirement employées sur le site qui se respécialise dans le pneu pour voitures. Dix-mois plus tard, le groupe tente de vendre ce qui lui reste de l'usine au chimiste autrichien Ganshof. Les travailleurs se revoltent de nouveau, l'acheteur ne garantit pas les mêmes conditions sociales que Continental. La vente ne se fait finalement pas et le groupe décide de fermer Herstal. Les bâtiments sont vendus à un transporteur voisin. Le 14 février, le dernier pneu sortira de l'usine des Hauts-Sarts. Restera alors à tout nettoyer. Le 28, les 94 derniers travailleurs de Continental seront licenciés.
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