|
La gare s’organise essentiellement sur trois niveaux : le centre
de voyage et le passage sous-voies, les quais et enfin les passerelles.
Au départ du passage sous-voies, les quais sont accessibles via des escaliers
fixes et mécaniques et des ascenseurs panoramiques. Au départ des passerelles,
ils le sont grâce à des escaliers fixes et mécaniques. Des travelators (tapis
roulants), situés côté Meuse, permettent de ramener sans effort les voyageurs
des quais vers les passerelles.
La gare est dans la ville, la ville est dans la gare :
Vaste espace ouvert sur la ville, la gare s’expose aux regards, soulignant
ainsi sa vocation de lieu d’échanges et de communications. Il n’y a pas de
façades au sens classique du terme. Donc pas de murs, pas d’obstacles mais une
structure rythmée, transparente qui confère à l’édifice une extraordinaire
fluidité. La conception de la gare, toute de symétrie, lui donne une très grande
lisibilité. Quant aux matériaux utilisés - béton, acier, verre et pierre
naturelle... Ils renforcent encore son caractère architectural.
Désormais accessible côté ville et côté colline, la gare devient aussi le
trait d’union entre deux quartiers jusqu’ici séparés : celui, résidentiel, de la
colline de Cointe et celui, commerçant, des Guillemins et de Fragnée. C’est à
travers elle que se tisseront les liens.
Côté ville
La nouvelle place, vaste et aérée, qui s’ouvrira devant la gare permettra
d’apprécier l’ampleur de l’édifice, d’en prendre la mesure. Elle s’inscrira
comme une respiration dans ce quartier où le tissu urbain est dense.
La place semble trouver son prolongement naturel dans la gare. Accueillis et
abrités par l’auvent, les voyageurs pénètrent dans la gare : à gauche, le centre
de voyage et ses guichets les attendent ; à droite, le bar et le restaurant ;
au-delà, dans le couloir sous-voies qui permet d’accéder aux quais, se trouvent
les salles d’attente, des commerces et des services. C’est là que bat le coeur
de la gare.
Grâce à de vastes escaliers qui naissent sur la place ou à des escalators, on
peut aussi rejoindre directement le quai n°1 sans entrer dans la gare.
Côté colline
De l’autoroute à la gare il n’y a qu’un pas. Il était donc indispensable que
la liaison soit établie. C’est chose faite et la gare des Guillemins bénéficie
ainsi d’un atout pratiquement unique en Europe. Depuis que le maillon
autoroutier manquant entre l’ E25 et l’ E40 a été mis en service en juin 2000,
une part importante du trafic s'est reportée sur cet axe qui deviendra un des
accès privilégiés à la gare. Les automobilistes pourront en effet rejoindre la
gare en empruntant le pont et le viaduc qui mènent à la plate-forme routière, à
la zone de dépose minute et au parking de 800 places aménagé sur trois niveaux
en sous-sol. Ce pont et ce viaduc sont achevés. On les doit également à Santiago
Calatrava. Premiers signes de sa présence sur le site des Guillemins, ils
donneront à l’ensemble futur une grande cohérence architecturale. Ils ne seront
toutefois accessibles que lorsque la nouvelle gare sera achevée.
Au départ de la plate-forme routière, les voyageurs rejoindront leur quai via
deux passerelles qui surplombent les voies. S’ils ont parqué leur véhicule au
niveau 0 du parking qui communique directement avec le passage central
sous-voies, c’est via celui-ci que les voyageurs rejoindront les quais. Venant
des niveaux 1 et 2 du parking, un ascenseur, des escaliers fixes et mécaniques
permettent de rejoindre les passerelles ou le passage sous-voies et par
conséquent les quais.
Sur la plate-forme routière, adossées à la colline, de légères constructions,
surmontées d’une pergola sous laquelle il sera possible de se promener,
abriteront des services et quelques commerces. On y trouvera également un petit
centre de voyage qui permettra aux voyageurs déposés à cet endroit mais sans
titre de transport ou à la recherche d’informations de se les procurer
immédiatement. Une distribution automatique de billets est également prévue à
hauteur des passerelles. |