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François-Charles de Velbruck Prince-Evêque de Liège
Il retient l'attention pour son profil de "despote éclairé", et son souci d'apporter une solution au problème de la pauvreté dans ses Etats.
"Despote éclairé" : tout pour le peuple, rien par le peuple, ce qu'on pourrait traduire un peu cyniquement par ceci: "je sais ce qui est bon pour vous". Ce n'est donc pas réellement l'axe de la responsabilisation citoyenne mais cette conception du pouvoir constitue toutefois un progrès par rapport à la monarchie absolue. Il s'agit du bonheur des sujets, défini à la lumière des enseignements de la Raison.
Velbrück, l'humaniste, était soucieux de la pauvreté qui régnait de manière très visible dans ses Etats. Il s'attaqua à deux aspects de cette misère, l'accueil des exclus et l'éducation. Il mis en place à Liège l'Hôpital général Saint-Léonard où furent rassemblés tous ceux que l'immoralité ou le malheur laissait à la rue: vieillards, enfants abandonnés, vagabonds, filles mères, mendiants, orphelins auxquels on apprenait un métier. Dans le domaine de l'éducation, il profita de la suppression de l'ordre des Jésuites par le pape pour reprendre en main l'organisation de l'enseignement en essayant d'en élargir les bénéficiaires et d'y privilégier les aspects scientifiques et pragmatiques. Son objectif est de former le plus grand nombre d'enfants, de leur donner les bases de l'écriture, de la lecture, du calcul mais aussi un esprit critique. Ce sera son "Plan d'Education pour la Jeunesse du pays de Liège" et la création des Ecoles de charité gratuites pour les enfants pauvres |